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Offrez vous un moral d’acier avec la rhodiola.

La rhodiola est originaire des écosystèmes froids d’Europe et d’Asie. Le rhizome et les racines de la rhodiola sont utilisés à des fins médicinales. Longuement utilisée en Sibérie, elle a gagné sa réputation comme plante médicinale qui accroissait l’endurance, la vigueur sexuelle et la mémoire.

La Rhodiola est une plante adaptogène c’est à dire qu’elle s’adapte aux besoins de l’organisme et permet une meilleure réponse face aux changement environnementales, au stress et à l’anxiété. La racine de Rhodiola était utilisée par les Vikings pour se donner de la force, du courage et de la ténacité.

Mais d’où tient-elle ces vertus tant plébiscitées?

  • Performance sportive,
    • Mémoire,
    • Concentration,
    • Anxiété,
    • Fatigue,
    • Dépression,
    • Stress
    • Convalescence
    • Aphrodisiaque (augmente la libido)

Le salidroside et la rosavine, composants de la Rhodiola, sont associés à son activité antidépresseur. Ils inhibent l’activité de la monoamine oxydase A, une enzyme liée à bon nombre de troubles psychiatrique tels que la dépression, l’agressivité et les comportements antisociaux. Ils stimuleraient ainsi l’humeur et les fonctions cognitives tels que la mémoire et l’apprentissage en augmentant la sensibilité des neurones.

La Rhodiola à des propriétés antioxydantes et protège les cellules contre le stress oxydatif et le vieillissement, notamment les cellules du foie grâce à l’action des salidrosides.

Elle abaisse la glycémie en stimulant le métabolisme du glucose par les muscles et augmente la production d’ATP dans les muscles, favorisant ainsi une endurance à l’effort.

La rhodiola peut être prise en capsule, gélule, poudre, comprimé, teinture-mère hydrolat. Etant une plante adaptogène, il faut 2 à 3 semaines minimum pour commencer à faire de l’effet. Elle est contre indiquée le soir pour éviter les risques d’insomnies. Elle doit être évitée chez les femmes enceintes ou allaitantes, les diabétiques, dans les troubles bipolaires, en association avec les anti-dépresseurs, les anti-coagulants et les immunosuppresseurs. En cure de 2 mois maximum.

Les beaux jours, le pollen et les allergies: 4 solutions naturelles pour passer un printemps agréable.

La larme à l’oeil, un chat dans la gorge, le nez qui pique sont les signes du retour précoce des beaux jours du printemps et des allergies au pollen. Quels sont les remèdes naturels pour en soulager les symptômes?

Allergies au pollen

1. L’ortie

La feuille fraiche d’ortie piquante (Urtica dioica) apaise les symptômes du rhume des foins: une substance qui agit comme un antihistaminique et anti-inflammatoire fabuleux pour soulager la rhinite allergique.

2. le pétasite

Pétasite (Petasites hybridus). Les essais cliniques tendent à démontrer que les principes actifs des pétasites réduisent les symptômes associés à la rhinite allergique saisonnière avec une réduction de l’écoulement nasal, des éternuements ainsi que de l’irritation des yeux, sans l’état de somnolence généralement constaté.

3. La menthe poivrée

Concentrée en menthol réputé pour ses capacités antiseptiques, respiratoires et tonifiantes, la menthe poivrée (Mentha piperita) permet de diminuer la congestion nasale. Ces actifs permettent aussi de réduire la réaction inflammatoire et allergique en inhibant la sécrétion et l’action d’enzymes telles que l’histamine.

4. L’huile complète de périlla

L’huile de périlla (Perilla frutescens) est une synergie entre l’huile végétale et l’huile essentielle de périlla. Riche en oméga 3, elle est reconnue pour renforcer l’organisme et supporter les aléas du printemps. Le périlla est une plante qui fortifie le système immunitaire et apaise les irritations et facilite la respiration.

Bien d’autres actifs sont recommandés contre les symptômes de la rhinite allergique notamment les huiles essentielles de camomille et d’estragon, le curcuma, le thym et la fléole des prés.

L’apigénine, un actif naturel prometteur.

L’apigénine ou apigénol est un flavonoïde présent dans presque toutes les plantes mais est principalement extraite de la Camomille sauvage qui contient jusqu’a 1,2% de son poids en apigénine [1, 2]. Les autres sources riches en apigénine sont le pamplemousse, les oignons, l’orange et certaines aromates tels que le persil [2]. L’apigénine est souvent retrouvée sous la forme de Vitexine, Apigentrine, Saponarine ou Rhoïfoline. 

L’apigénine est un anxiolytique de par sa capacité à stimuler les récepteurs à benzodiazépine [3], anti-inflammatoire puisqu’il inhibe la production de molécule inflammatoire [4, 5] et anti cancer en induisant sélectivement la mort des cellules cancéreuses et préservant les cellules normales [6, 7, 8]. 

Elle pourrait avoir des propriété a preventive sur le cancer du sein comme le suggère une etude de l’université du Missouri. Des rates ayant été exposées a un traitements induisant le cancer du sein ont reçu l’apigénine en traitement. Le taux de cancer induit était réduit de 50% chez les rates ayant reçu l’apigénine en traitement préventif. Les chercheurs suggèrent que la propriété anticancéreuse de l’apigénine viendrait d’une capacité a inhiber la formation de nouveaux capillaires sanguins donc freinerait la croissance du cancer [9].

Les propriétés l’apigénine en tant que flavonoïdes et émanants de la littérature scientifique en font un actif naturel prometteur néanmoins à l’heure actuelle aucune étude clinique ne permet de conclure sur quelconques de ses propriétés. 

  1. McKay DL, Blumberg JB. A review of the bioactivity and potential health benefits of chamomile tea (Matricaria recutita L.) . Phytother Res. (2006)
  2. Shukla S, Gupta S. Apigenin: a promising molecule for cancer prevention . Pharm Res. (2010)
  3. Viola H, et al. Apigenin, a component of Matricaria recutita flowers, is a central benzodiazepine receptors-ligand with anxiolytic effects . Planta Med. (1995)
  4. Kawai M, et al. Flavonoids and related compounds as anti-allergic substances . Allergol Int. (2007)
  5. Choi JS, et al. Flavones mitigate tumor necrosis factor-alpha-induced adhesion molecule upregulation in cultured human endothelial cells: role of nuclear factor-kappa B . J Nutr. (2004)
  6. Gupta S, Afaq F, Mukhtar H. Selective growth-inhibitory, cell-cycle deregulatory and apoptotic response of apigenin in normal versus human prostate carcinoma cells . Biochem Biophys Res Commun. (2001)
  7. Birt DF, et al. Inhibition of ultraviolet light induced skin carcinogenesis in SKH-1 mice by apigenin, a plant flavonoid . Anticancer Res. (1997)
  8. Van Dross R, et al. The chemopreventive bioflavonoid apigenin modulates signal transduction pathways in keratinocyte and colon carcinoma cell lines . J Nutr. (2003)
  9. Mafuvadze B, Benakanakere I, Lopez F, Besch-Williford CL, Ellersieck M, Hyder SM; Apigenin prevents development of medroxyprogesterone acetate-accelerated 7,12-dimethylbenz(a)anthracene-induced mammary tumors in Sprague-Dawley rats. Cancer Prev Res (Phila). 2011 Apr 19.

Bien choisir ses compléments alimentaires, les incontournables pour l’hiver.

Vous prenez des compléments alimentaires pour faire le plein de vitamines & minéraux, pour contrer les carences et/ou répondre à une multitude de besoins. Face à un large choix de produits, choisir des compléments alimentaires  répondants à notre besoin, efficaces et de qualité n’est donc pas aussi simple qu’il n’y paraît… 

Compléments alimentaires
  • Qu’est-ce qu’un complément alimentaire ?

Les compléments alimentaires ne sont pas des médicaments et ne peuvent se substituer a une alimentation saine et équilibrée. Disponibles sans ordonnance, il reste judicieux de demander conseil aux praticiens de santé pour recommandations, posologies et précautions.

  • Comment bien choisir ses compléments alimentaires ?

Plusieurs informations sont à prendre en compte, pour bien choisir les compléments alimentaires, il est important de prendre en compte votre régime alimentaire, votre âge, votre genre, votre état de santé.

  • Les “indispensables”

Les oméga 3

Ce sont les acides gras polyinsaturés, constituants important de nos cellules, notamment nerveuses et celles des artères. Ils sont donc important dans la protection des systèmes cardiovasculaires et nerveux. Les sources naturels d’oméga 3 sont les huiles de colza et soja, les noix, les œufs, les poissons gras (saumon, anchois…) et les compléments alimentaires contenant des oméga 3. 

Le magnésium

Il nous faut environ 0.4 grammes de magnésium par jour! Le magnésium est essentiel a beaucoup de fonctions, quand on en manque on va mal: stress, insomnie, crampes, tachycardie… 
Les aliments à forte contenance en magnésium sont le chocolat, les fruits secs, les bigorneaux. 
S’il ne font pas partie de vos habitudes alimentaires, les compléments peuvent faire l’affaire. 

La vitamine D3

La vitamine D est essentielle au renforcement des os, des muscles et du bien-être général. 
Bien que nous en obtenions assez grâce au soleil en période estivale, en hiver nous passons une bonne partie du temps à l’intérieur donc certains d’entre nous bénéficieraient bien d’une supplémentation en vitamine D. 

Les probiotiques

Il y a différentes espèces de probiotiques, et les compléments alimentaires en contiennent souvent plusieurs. Pour maintenir l’équilibre de la flore intestinal ou renforcer notre système immunitaire, les probiotiques sont nos alliés. Sous forme de capsules, boissons (Kéfir par exemple) ou poudre, le choix nous appartient.

Les baies d’Argousier, sources naturelles de vitamine C et nombreux bienfaits.

Utilisées depuis des millénaires dans de nombreuses médecines traditionnelles (la Grèce antique, l’Empire romain, la Mongolie, le Tibet et la Russie), les baies d’argousier ont suscité l’intérêt de la communauté scientifique. En effet, au regard de ses nombreuses qualités, la domestication de l’argousier a pris de l’essor depuis quelques décennies à des fins alimentaires, thérapeutiques et cosmétiques. Ces baies, riches en composés bioactifs, présentent de multiples bienfaits pour la santé. Découvrons toutes les vertus de ces petites baies survitaminées. L’huile d’argousier, riche en antioxydants, peut être extraite des graines (pépins) ou de la pulpe du fruit par différents procédés [1] et posséder alors une composition et une activité antioxydante différente [2].

Argousier
Vitamine C

Riche en nutriments

Aujourd’hui, le jus d’argousier est très recommandé en phytothérapie grâce à sa forte teneur en vitamines. La baie de l’argousier se transforme également en gelée, confiture, sirop ou compléments alimentaires. Peu caloriques (70 Kcal/100ml), ses apports permettent de rééquilibrer les pertes en minéraux, notamment en magnésium, et refaire le plein d’énergie après la pratique sportive.

Les baies d’argousier réduisent la sensation de fatigue

Envie de faire le plein d’énergie en vitamine C naturelle ? Rien de mieux pour cela que les baies d’argousier. Elles sont très riches en vitamine C naturelle biodisponible (de 100 mg à 300 mg en moyenne par 100 g de baies, et jusqu’à 600 mg/100 g pour certaines espèces) [4,13].

La vitamine C, antioxydante, va prévenir l’oxydation des cellules et améliorer les réactions de notre système immunitaire pour lutter contre de nombreuses infections. On associe ainsi aux baies de l’argousier une action efficace sur les maux comme la fièvre, les états grippaux, les allergies, un rhume, la fatigue, mais aussi les baisses de tonus. Cette action est notamment liée aux propriétés immunomodulatrices des extraits de cette plante [14,15].

Une puissante protection antioxydante

Les baies d’argousier contiennent différents composés antioxydants tels des flavonoïdes (la quercétine, le kaempferol, les catéchines, etc.), des acides phénoliques et du tocophérol (vitamine E), ainsi que de l’acide ascorbique (vitamine C) qui confèrent aux baies d’argousier une activité antioxydante [16-21], offrant ainsi une action anti-vieillissement majeure. Diverses études scientifiques ont porté sur les propriétés antioxydantes des OPC [22-24], ainsi que sur l’effet positif qu’elles peuvent exercer en cas de dégénérescence rétinienne [25] ou de lésions gastriques.

Une action anti-inflammatoire avérée

La richesse en enzymes et autres composants phytochimiques permet aux baies d’argousier d’agir comme un puissant anti-inflammatoire [26-30]. À ce titre, il a été rapporté que des extraits de l’argousier permettent de préserver les niveaux de défenses antioxydantes en cas de stress oxydant [31]

Un grand allié de la santé cardiovasculaire

La majorité des études évaluant l’effet des baies d’argousier sur les facteurs de risque de maladies cardiovasculaires (tels que la tension artérielle, le cholestérol et le glucose sanguins) ont été réalisées avec des suppléments, de façon à isoler les principes actifs. Globalement, ces recherches démontrent une tendance à faire diminuer les taux de cholestérol et de triglycérides sanguins [34-38].

Un effet hépatoprotecteur

Un autre aspect de l’argousier est son influence bénéfique sur le foie [41-45], cet organe épurateur majeur de l’organisme. La forte concentration d’antioxydants, en particulier l’isorhamnétine, dans les feuilles et les baies de l’argousier, en font un excellent supplément pour protéger votre foie contre les attaques naturelles quotidiennes (oxydation, toxicité, dommages, etc.).

Des chercheurs ont confirmé que des extraits de polysaccharides de baies d’argousier ont la capacité à restaurer le système antioxydant enzymatique [43]. Ainsi, les aspects hépatoprotecteurs d’extraits d’argousier sont particulièrement mis en avant sur ces études et sont associés à leur puissante propriété anti-inflammatoire et antioxydante.

Un potentiel anticancer

Tout comme certaines plantes, riches en principes actifs anti-cancer, les baies d’argousier ont un fort potentiel anticancéreux. Puissant antioxydant, les baies de l’argousier seraient donc un bon complément naturel à intégrer à notre alimentation quotidienne pour prévenir et lutter contre certains cancers, mais elles aideraient aussi à ralentir leur progression. De fait, cette plante est particulièrement efficace dans la protection des cancers du sein, du foie, du poumon, du côlon et du rectum. Les baies de l’argousier préviendraient ce type de cancer en modulant l’expression des kinases dépendantes des cyclines (cdk) des cellules cancéreuses, ce qui induit leur apoptose (mort cellulaire) [45]. Par conséquent, consommées régulièrement, les baies de l’argousier aideraient à prévenir de multiples cancers.

Nombreux bénéfices pour la peau

La baie d’argousier, grâce à sa forte teneur en acides gras (oméga-3 et oméga-6), est aussi utilisée pour les soins de la peau. Sous forme de crème ou d’huile, le fruit permet entre autres de traiter les brûlures et cicatriser les plaies et autres blessures cutanées.

En usage externe, cette huile bienfaisante est également utilisée par l’industrie cosmétique pour régénérer la peau et les muqueuses et pour le traitement de certaines dermatites [59,60] comme le psoriasis et l’eczéma. L’huile d’argousier protège, entretient et guérit. Grâce à ses antioxydants, elle convient aux peaux stressées et fatiguées.

Conclusion

Exceptionnellement riches en vitamine C, en divers antioxydants et vitamines, les baies de l’argousier représentent un fruit nutritif par excellence à inclure dans une alimentation saine et équilibrée. Son effet positif pour prévenir les risques de maladies cardiovasculaires, les infections et certains cancers est reconnu. Les résultats préliminaires sur le potentiel neuroprotecteur de cette plante sont encourageants et les études scientifiques se poursuivent pour percer tous les secrets de ces superfruits.

Important

L’ensemble des informations mentionnées dans cet article n’est donné qu’à titre indicatif et ne peut en aucun cas remplacer un avis médical précis pour chaque personne. Veuillez consulter votre pharmacien ou praticien avant tout usage.

Dr.Mounir Belkouch, Ph.D

Références.

Mémoire, cognition et neuroprotection : les effets bénéfiques du Bacopa


Utilisée depuis des millénaires en Inde comme tonique naturel.

Le Bacopa monnieri, est une plante très réputée dans la médecine traditionnelle ayurvédique en raison de ses nombreuses vertus pour la santé. Elle permet de lutter contre les affections du cerveau (anxiété, troubles cognitifs, problèmes d’attention, dépression, épilepsie, etc.). Elle est décrite d’ailleurs comme un puissant nootropique naturel pour améliorer les capacités cognitives dont la mémoire et la concentration. Des compléments alimentaires formulés à partir d’extrait en Bacopa monnieri standardisé en baccosides, principaux composés actifs de cette plante, sont commercialisés.

Zoom sur cette activité bénéfique de Bacopa monnieripour stimuler le cerveau.

Plante vivace et rampante, originaire de l’Inde et du sud-est de l’Asie, qui pousse dans les milieux humides des régions tropicales, le Bacopa monnieri appartient à la famille des scrophulariacées (Scrophulariaceae).

Plusieurs mécanismes d’action de Bacopa monnieri au sein de l’organisme ont été identifiés. La Bacopa agirait notamment sur le cerveau comme un neuroprotecteur grâce à une action combinée sur les cellules, le métabolisme et les vaisseaux

Une partie des vertus du Bacopa est contenue dans ses feuilles qui sont très riches en antioxydants et en composés à activité anti-inflammatoire comme le relèvent plusieurs études 1,2,3. En effet, plusieurs de ces composés bioactifs comme les flavonoïdes (lutéoline, apigénine. Jujubogénine, cucurbitacines), alcaloïdes, vitamine C et surtout les Saponines triterpénoïdes et Bacosides (A et B) qu’elle renferme ont ainsi été identifiés

Reconnue comme étant un puissant antioxydant 4, elle prolonge la vie des neurones notamment au niveau de l’hippocampe, région du cerveau associée à la mémoire à long terme. Elle serait donc utile dans la prévention du stress oxydatif 5-8.

En outre, une étude américaine de 2017, de l’Université du Montana, a montré les propriétés anti-inflammatoires de différentes préparations (thé, infusion, alcaloïdes, bacoside A) issues d’extraits de Bacopa monnieri. Plus spécifiquement, elles sont capables d’inhiber, in vitro, la production de cytokines pro-inflammatoires (TNF-α et IL-6), à partir d’une lignée de cellules microgliales activées, qui sont bien connues pour participer au processus inflammatoire dans le cerveau. De plus ces préparations inhibent également d’autres enzymes qui sont associées aux états inflammatoires telles que les caspases 1 et 3 et la métalloprotéinase matricielle-3 (MMP-3) 9.

Dans une autre étude scientifique, les chercheurs ont révélé qu’un extrait de Bacopa monnieri permettait notamment in vitro de stimuler l’arborisation des cellules dendritiques au niveau de la région hippocampique CA3 chez le rat 10. Une étude de 2014 a permis de rendre compte également de l’effet neuroprotecteur au niveau de l’hippocampe d’un extrait de Bacopa monnieri contre la toxicité induite par l’aluminium chez le rat 11.

Récemment, les chercheurs ont évalué l’effet d’un extrait éthanolique de Bacopa monnieri dans un modèle murin de la maladie de Parkinson induit par le MPTP et qui provoque des altérations de la voie neuronal (nigro-striatale) dopaminergique. Non seulement cet extrait réverse les déficits moteurs induits par la toxicité du MPTP mais il augmente aussi significativement les niveaux de dopamine. Les auteurs de l’étude ont révélé également une diminution des enzymes pro-apoptotique (Caspace 3, Bax) par rapport aux protéines anti-apoptotique (Bcl2) et de manière concomitante,une augmentation des enzymes de défense (catalase, superoxyde dismutase, glutathion peroxydase) contre le stress oxydatif 12. Bacopa Monnieri aurait donc un effet neuroprotecteur sur la voie dopaminergique.

De plus, il a été démontré qu’un extrait naturel standardisé de Bacopa monnieri, BacoMind®, aurait d’autres actions qui influenceraient positivement la mémoire. En effet, l’étude de 2016 publié dans la revue Pharmacognosy magazine a montré que l’extrait utilisé permettait d’inhiber des enzymes comme la Catechol-O-methyl transferase (COMT) et la Prolyl endopeptidase (PEP)13.

Or, l’enzyme COMT intervient dans la modulation de la mémorisation en impactant sur le métabolisme de la dopamine. En inhibant l’activité de l’enzyme COMT, l’extrait de Bacopa monnieri permettrait ainsi d’améliorer la mémoire.

L’enzyme PEP est quant à elle connue pour son activité de neuropeptidase, impliquée dans le déclin cognitif. En effet, l’enzyme PEP clive des neuropeptides comme l’arginine-vaspressine, l’oxytocine, la neurotensine ou encore la substance P, des molécules qui jouent un rôle clé dans le renforcement positif, les interactions sociales, l’émotion ou encore la réponse au stress. Dans ces conditions, l’action inhibitrice des composés de Bacopa monnieri pourrait ainsi avoir un effet bénéfique contre le déclin cognitif, en renforçant les capacités cognitives.

En outre, d’après les chercheurs de cette étude, certains composés actifs de cette plante auraient également un effet antagoniste au niveau des récepteurs 5HT2a et 5HT6, qui sont des récepteurs de la sérotonine connus pour être impliqués dans les processus de mémorisation. Grâce à cet effet antagoniste, l’extrait de Bacopa monnieri pourrait ainsi améliorer la mémoire en modulant favorablement la voie sérotoninergique.

Dans un modèle animal d’épilepsie induit par la pilocarpine, un traitement avec le Bacopa est capable de normaliser les niveaux de sérotonine et l’expression des récepteurs sérotoninergiques 5-HT(2C), ce qui permet de contrer les déficits moteurs chez le rat rendu épileptique14.

D’autres études scientifiques ont également mise en évidence qu’un extrait naturel standardisé de Bacopa monnieri (BESEB CDRI-08) est capable de réverser les troubles cognitifs dans des modèles animaux15,16. Une action positive sur les niveaux d’expression d’acétylcholine, qui est un neurotransmetteur chargé de la transmission des messages nerveux vers le centre de la mémoire, et de sérotonine au niveau de l’hippocampe a été relevée, notamment cet extrait influencerait positivement le système cholinergique, via les récepteurs sérotoninergiques 5HT(3A).

Une étude publiée en 2011 dans Journal of Ethnopharmacology a démontrée qu’une dose (40 mg/kg +0,5% de gomme d’acacia) d’extrait éthanolique de Bacopamonnieri par jour, prise par voie orale pendant 14 jours chez des rats, en période postnatale, a permis d’améliorer significativement la mémoire. Soneffet est associé notamment à une régulation de l’expression de l’enzyme de synthèse de la sérotonine, la tryptophane hydroxylase-2 (TPH2), ainsi que celle du transporteur de la sérotonine (SERT) 17.

De manière concordante, le Bacopa améliorait la mémoire spatiale dans un modèle animal de déficit cognitif induit par la phénytoine 18 ou la scopolamine 19. Les saponines triterpénoïdes participent notamment à cette action bénéfique sur les performances mnésiques.

La schizophrénie est une affection cérébrale, associée notamment à une hypofonction du système glutamatergique. De manière intéressante, une étude réalisée sur un modèle animal de schizophrénie induit par la phéncyclidine (PCP) a permis de rendre compte de l’effet neuroprotecteur du Bacopa. En effet, un pré ou post-traitement de Bacopa, suite à l’administration de PCP, est capable de restaurer les performances cognitives en augmentant notamment la densité des récepteurs VGLUT2 au niveau du cortex préfrontal 20.

Une méta-analyse et une revue d’articles scientifiques se sont intéressées aux effets de la prise de Bacopa sur les performances cognitives et la mémoire21.

La première a analysé les données provenant de neuf études randomisées contrôlées contre placebo et portant sur un total de 437 sujets qui ont été évalués sur une durée d’au moins douze semaines pendant lesquelles les sujets ont reçu une prise quotidienne d’un extrait standardisé de Bacopa monnieri ou un placebo. Les résultats démontrent que le Bacopa améliore significativement la cognition, l’attention et la vitesse de traitement des sujets.

La seconde a inclus trois études randomisées, en double aveugle et contrôlées contre placebo incluant un total de 192 sujets. Ces trois études ont duré douze semaines. Les résultats indiquent que la prise de Bacopa engendre des améliorations significatives dans les scores de mémoire comparativement au placebo. Ces données suggèrent donc que le Bacopa pourrait être bénéfique pour le traitement des troubles de la mémoire associés au vieillissement.

Les chercheurs de ces études concluent néanmoins que d’autres études sur des patients en bonne santé ou atteints de démence devront être réalisées pour confirmer l’efficacité et l’innocuité du Bacopa.

Dans une étude de 2006 publiée dans Neurosciences, des chercheurs ont identifié le bacoside A, une saponine triterpène, extrait du Bacopa monnieri, comme étant un agent neuroprotecteur contre la mort (apoptose) de cellules neuronales dans un modèle de toxicité induite par la fumée de cigarette 22.

Dans ces conditions, le Bacopa pourrait procurer ainsi un énorme potentiel pour alimenter le système nerveux de l’Homme en stimulant notamment la mémoire 23, les facultés d’apprentissage et en favorisant la survie neuronale 24,25.

Par ailleurs, depuis les années 2000, plusieurs études ont étudié les effets du Bacopa sur les démences 26,27 et la maladie d’Alzheimer 28.

Les chercheurs de différentes études ont évalué, plus spécifiquement, l’effet d’un extrait de Bacopa monnieri sur la toxicité induite in vivo dans un modèle murin (APPPS) de la maladie d’Alzheimer connue pour surexprimer le peptide β-amyloide au sein de plaques séniles au niveau cérébral et in vitro sur la toxicité induite par le peptide β-amyloïde (25-35).

In vivo, sur les souris transgéniques (APPPS), le traitement a été effectué avec deux doses d’un extrait de Bacopa monnieri, (40 et 160 mg/kg/jour) durant 2 ou 8 mois. Les résultats de l’analyse montrent que la plante est capable, d’une part, de réduire significativement la charge amyloïde cérébrale c’est-à-dire les niveaux de peptides β-amyloïdes (Aβ 1-40 et 1-42) au sein du cortex et d’autre part de contrer les troubles cognitifs et moteurs 29 de ces souris.

In vitro, le traitement avec un extrait de Bacopa monnieri a permis non seulement d’augmenter la viabilité neuronale via son effet antioxydant mais aussi, de manière intéressante, d’inhiber l’acétylcholinestérase, la principale enzyme responsable de la dégradation de l’acétylcholine. Cette dernière est un neurotransmetteur qui connaît une importante réduction chez les sujets atteints de la maladie d’Alzheimer 30.

Certaines études ont évalué l’effet d’un extrait de Bacopa monnieri sur un modèle d’ischémie cérébrale chez la souris 31,32. Les bacopasides I contribuent significativement à l’effet neuroprotecteur de cette plante dans ce modèle pathologique.Par ailleurs, pour la mémoire, il a été rapporté que le Bacopa serait d’une aide précieuse au maintien des performances cérébrales grâce à son action sur la micro-circulation sanguine du cerveau33.

En conclusion, plusieurs travaux de recherche apportent de nouvelles preuves scientifiques sur l’efficacité et le potentiel thérapeutique des baccosides, principaux composés actifs du Bacopa monnieri. Le Bacopa possède notamment des activités antioxydantes, anti-inflammatoires et anti-bêta-amyloïdes. Aussi plusieurs actions de cette plante ayurvédique sont bénéfiques dans les voies cholinergiques, dopaminergiques, sérotoninergiques et ces activités neuroprotectrices pourraient donc faire du Bacopa un traitement potentiel de différentes pathologies du cerveau, notamment celles associés au déclin cognitif.

Bon à savoir

  • Des saponines sont présentes dans certains compléments alimentaires et produits nutraceutiques.
  • Il existe des preuves de la présence de saponines dans certaines préparations de médecine traditionnelle où les administrations orales pourraient être suspectées de pouvoir causer des problèmes toxicologiques.
  • La mention de risques d’effets négatifs liés à la toxicité des saponines est souvent oubliée.
  • Utiliser les justes dosages et administration pour un bénéfice thérapeutique.

Important

L’ensemble des informations mentionnées dans cet article n’est donné qu’à titre indicatif et ne peut en aucun cas remplacer un avis médical précis pour chaque personne. Veuillez consulter votre pharmacien ou praticien avant tout usage.

Dr.Mounir Belkouch, Ph.D

Références